LES REVENANTS de Laura Kasischke

Les Revenants, le dernier roman de l’américaine Laura Kasischke, est à nouveau une petite perle. Très précieuse.
On ne peut pas faire autrement que se retrouver happé par cet univers à la fois hyper-réaliste et très mystérieux.
En effet, comme dans ses précédents romans (En un Monde Parfait, A Moi pour Toujours…), l’auteur mélange les genres avec brio, et oppose ouvertement la société telle qu’elle est aujourd’hui, dans les sentiments principalement, et le roman noir voir fantastique.
C’est à partir d’un accident (scène de prologue complètement envoûtante) et autour du travail d’une prof sur la mort et les mythes qui l’entoure que le roman va se façonner. Le tout dans le monde « parfait » de l’université américaine où l’apparence est tout ce qui compte.
Ses sororités, ses filles riches et superbes, officiellement vierges mais aguicheuses, ses jeunes garçons soit sages et bosseurs soit drogués, ses relations élèves-profs…
Loin d’en raconter le pitch (Les éditions Christian Bourgois ne l’ont pas fait non plus sur la 4ème ) car ce serait trop compliqué et de peur de révéler trop de choses, je peux avec certitude vous dire que Les Revenants est un roman très riche, pourvu d’une langue somptueuse, qui nous donne à la fois le plaisir d’un roman sentimental subtil et celui d’un roman noir peu rassurant. Mais détrompez-vous et n’attendez surtout pas de réponse à l’intrigue qui se met en place. Ce serait trop facile!… Car une chose est sûre, Laura Kasischke joue des clichés pour mieux les renverser.
Je vous laisse tout de même lire cette critique Télérama qui va un peu plus loin dans l’analyse.
Et si c’est du poche que vous recherchez, cela tombe bien puisque En Un Monde Parfait, son précedent roman publié l’an dernier vient de sortir en poche! Voici la critique que j’en avait fait, ici.

Vous aurez compris que Laura Kasischke est un de mes auteurs fétiches. J’espère que vous irez la découvrir à votre tour.
Gaëlig

Merci gaelig pour cette critique
Laura kasischke est un auteur que je n’ai pas encore lu, mais elle m’apparait etre dans la veine d’une rachel cusk ou d’une alice munro, non?
A découvrir donc.
Je lis avec délectation le nouveau jean paul Dubois, Le cas Sneidjer, qu’il faut conseiller au plus de monde possible , car il se lit d’une traite, et avec un plaisir total. L’histoire est simple et à la fois trés propice à de jolis développements. Le héros est le seul rescapé d’un accident d’ascenseur ou il a vu mourrir sa fille entre autres et d’autres passagers. Depuis, il végète et s’interroge sur le sens de sa vie, entre une épouse tyrannique, ambitieuse , détestée, et deux fils qu’il renie sans oser l’avouer. Le tout est traité comme toujours avec dubois, avec ironie, grincements, méchanceté, dans un ton assez proche de la comédie absurde.
jean marc
Oui, a ceci près que rachel cusk (je n’ai pas encore lu munro) reste sur le registre de la critique sociale et des sentiments sans pousser plus loin dans le romanesque comme le fait kasischke. Je trouve ces romans du coup bien plus riches que cusk qui a pu me décevoir après le sublime Arlington Park.
Le Dubois est dans ma pile d’attente!